Régie Pub
samedi 14 février 2026
La Dépêche de Nouméa
En direct
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
La Dépêche de Nouméa
En direct
No Result
View All Result

Les assurances ont abandonné le pays

La Dépêche de Nouméa par La Dépêche de Nouméa
11 juillet 2025
dans Société
Partager sur FacebookPartager sur Twitter
4 minutes

Un an après les violences de 2024, moins d’un tiers des indemnisations a été versé. Assureurs, experts et sinistrés se renvoient la responsabilité.

Des sinistres massifs, mais une indemnisation au ralenti

Près de 3 500 sinistres ont été déclarés, pour un coût estimé à 942 millions d’euros ( 112 800 000 000 XPF). Un chiffre colossal pour un territoire où les primes annuelles d’assurance plafonnent à 200 millions. Pourtant, à peine 296 millions ( 35 520 000 000 XPF) ont été versés, soit 31 % du total. Pour les assureurs, la situation est inédite. Sur les 3 480 dossiers, 1 710 émanent d’entreprises, représentant 95 % du montant total des dommages.

Les 38 dossiers les plus lourds totalisent à eux seuls 320 millions d’euros ( 38 400 000 000 XPF). Ces cas complexes nécessitent des expertises poussées, en particulier pour évaluer les pertes d’exploitation — un exercice d’autant plus long que ces entreprises n’ont pas toutes repris leur activité.

Les assureurs affirment que 80 % des sinistrés ont touché un acompte ou une indemnisation complète, mais ils admettent que les pertes d’exploitation sont traitées plus lentement. Ces remboursements dépendent en effet de la reprise d’activité : sans elle, la liquidation judiciaire est souvent inévitable.

Autre facteur de lenteur : la responsabilité de l’État est sollicitée dans 80 % des dossiers, selon les rapporteurs. Les compagnies pointent du doigt l’inaction administrative, qui ralentit le traitement des demandes. Mais ces accusations restent souvent implicites.

Experts débordés, assureurs déboussolés

L’autre nœud du problème : le manque cruel d’experts. Indépendants des compagnies, ces professionnels ne sont ni assez nombreux, ni suffisamment formés pour faire face à une crise de cette ampleur. Leur neutralité est une garantie ; leur lenteur, une fatalité.

En temps normal, le parc d’experts en Nouvelle-Calédonie est adapté. Mais les événements de mai 2024 ont provoqué un embouteillage inédit. Et les sinistres liés à des entreprises — souvent industrielles — exigent des compétences techniques rares : machines détruites, stocks brûlés, bâtiments ravagés.

Les experts doivent également traiter des tonnes de justificatifs comptables pour évaluer les pertes d’exploitation. Des dossiers longs, techniques, parfois sans fin.

Les assureurs n’ont aucune influence sur le nombre d’experts disponibles, ni sur leur cadence. Ce sont des cabinets privés. En clair, les compagnies paient mais ne contrôlent pas, ce qui rend toute accélération très difficile.

Incertitude politique et fuite des investisseurs

Au-delà des aspects techniques, un facteur pèse lourdement sur la situation : l’attentisme généralisé. Patronat comme particuliers hésitent à reconstruire. Et tant qu’une décision n’est pas prise, l’indemnisation reste en suspens.

Certains chefs d’entreprise préfèrent attendre un accord politique durable avant d’envisager de nouveaux investissements. D’autres, déjà indemnisés, ont choisi de réinvestir ailleurs. L’échec du conclave de Deva a renforcé le climat d’incertitude.

Du côté des particuliers, les interrogations sont similaires : reconstruire sa maison incendiée, oui, mais où ? Rester dans un quartier exposé ou s’exiler vers un secteur plus sécurisé ? Ces choix sont lourds de conséquences, notamment pour la mixité sociale, qui s’effrite.

En toile de fond, la confiance s’effondre. Sans perspective claire, les investisseurs hésitent, les ménages doutent. L’assurance ne peut pas couvrir le vide politique.

Vers un désengagement des compagnies d’assurances ?

Face à des indemnisations qui représenteraient jusqu’à 36 années de bénéfices, plusieurs assureurs envisagent de quitter la Nouvelle-Calédonie. Même avec la réassurance, la pérennité de leurs activités dépendra des décisions prises à Paris. La suppression de la garantie « émeutes » dans les contrats, imposée après 2024, marque une rupture : le risque est devenu trop élevé. En réponse, les compagnies appellent à la création d’un fonds public d’indemnisation, sur le modèle de celui dédié au terrorisme. Sans solution rapide, l’assurabilité du territoire est menacée — et avec elle, toute perspective de reconstruction durable.

La crise de l’assurance en Nouvelle-Calédonie est bien plus qu’un problème technique. C’est un révélateur du malaise économique, social et politique d’un territoire à la croisée des chemins. Sans solution globale, ni les assureurs ni les assurés ne sortiront indemnes de cette tempête.

Tags: assuranceCrise politiqueémeutes Nouvelle-CalédonieExperts assuranceindemnisationnouvelle-calédoniePerte d’exploitationreconstructionSinistresViolences 2024

Continuer la lecture

Kouaoua : « On va se faire justice nous-mêmes »Société

Kouaoua : « On va se faire justice nous-mêmes »

19 Juil 2025
Subventionnée mais opaque : la DDEC dans le viseurL'actualité locale

Subventionnée mais opaque : la DDEC dans le viseur

4 Fév 2026
Ces jeunes qui refusent la fatalité socialeL'actualité locale

Ces jeunes qui refusent la fatalité sociale

5 Oct 2025
PopEducNC : la révolution scolaireL'actualité locale

PopEducNC : la révolution scolaire

22 Sep 2025
Article précédent

Un 14 Juillet sans feu, mais pas sans ferveur

Article Suivant

Le gouvernement Bayrou face aux défis des Outre-mer

Article Suivant

Le gouvernement Bayrou face aux défis des Outre-mer

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

En direct

13/02 à 14:03

Vie chère : GBH sort du silence après l’avis de l’Autorité

La vie chère aux Antilles reste un sujet explosif. Le 10 février 2026, l’Autorité de la conc...

13/02 à 13:00

Canala : attaquer les soignants, jusqu’où ira-t-on ?

Une fois de plus, des agents publics sont pris pour cible en Nouvelle-Calédonie.Cette fois, c’...

13/02 à 12:00

Puyi : l’enfant empereur sacrifié par l’Histoire

Le 13 février 1912, un empire millénaire s’effondre dans le fracas des révolutions.La Chine ...

13/02 à 11:00

Économie à genoux : encore une étude au lieu d’agir ?

La Nouvelle-Calédonie traverse l’une des crises les plus graves de son histoire récente.Penda...

13/02 à 10:00

Mineurs accros : la Commission s’attaque à TikTok

Deux heures, trois heures, parfois toute la nuit : pour des millions de jeunes Européens, TikTok...

13/02 à 08:35

4 milliards de dettes : le choc aux ÃŽles

Après des semaines de tensions et un duel politique qui a fragilisé l’institution, l’assemb...

13/02 à 08:05

Accord Élysée-Oudinot : l’UNI assume et avance

Ce jeudi 12 février, l’Union nationale pour l’indépendance (UNI), qui regroupe le Palika, l...

13/02 à 07:15

Duel explosif à La Foa pour mars 2026

À La Foa, la bataille municipale est lancée.Entre continuité assumée et opposition dite « dâ...

13/02 à 05:32

Je me réveille, et 6 000 francs tombent pour la rentrée

On a allumé le journal.Et on a compris que la rentrée et les municipales allaient se disputer l...

12/02 à 18:49

Budget 2026 : la priorité, c’est la jeunesse

À la veille de la rentrée scolaire 2026, l’assemblée de la province Sud, réunie ce jeudi 12...

Logo La Depeche
L'actualité en continue
sur La Dépêche
logo ladepeche nc

RUBRIQUES

  • Au delà du récif
  • Economie
  • Le Débrief
  • Le Talk
  • Opinions
  • Politique
  • Société
  • Vidéos

Le réseau

  • OcéaneFM
  • Le JDD
  • La Dépêche de Nouméa
  • SudTV
  • La Factory

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

  • À votre avis ?
  • Accueil
  • BTM Radio
  • Contact
  • Le Flux
  • Mentions Légales
  • Météo
  • Politique de Confidentialité
  • Politique de cookies
  • Régie Pub

© 2025 - La Dépêche de Nouméa

CE PRéDATEUR QUI POURRAIT RAVAGER LES ABEILLES CALéDONIENNESAIDE AU LOGEMENT : FIN DU FLOU, LE CONGRèS REPREND LA MAININSTABILITé AU SOMMET : ERAMET SANCTIONNé PAR LA BOURSECONQUêTE SPATIALE : LA FRANçAISE SOPHIE ADENOT PRêTE à éCRIRE L’HISTOIREÀ PARIS, LA CALéDONIE AGRICOLE REPREND SA PLACE AU SIA 2026RENTRéE SCOLAIRE : LA CHECKLIST INDISPENSABLE DES FAMILLESSANTé : ET SI LA SOLUTION éTAIT DANS VOTRE ASSIETTE ?CRISE DES VOCATIONS : LES MAIRES AU BOUT DU ROULEAU

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

Gérer le consentement
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo

© 2025 - La Dépêche de Nouméa