Régie Pub
samedi 14 février 2026
La Dépêche de Nouméa
En direct
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
La Dépêche de Nouméa
En direct
No Result
View All Result

Wannsee 1942 : quand l’État nazi décide l’extermination

La Dépêche de Nouméa par La Dépêche de Nouméa
20 janvier 2026
dans Mémoire
Partager sur FacebookPartager sur Twitter
5 minutes

La conférence de Wannsee ne fut ni un dérapage ni une improvisation.
Elle marque le moment où l’État nazi assume, organise et rationalise un crime de masse sans précédent.

Wannsee, ou la bureaucratisation du crime absolu

Le 20 janvier 1942, dans une villa cossue des bords du lac de Wannsee, près de Berlin, une quinzaine de hauts responsables du IIIᵉ Reich se réunissent pendant moins de deux heures.
Loin des champs de bataille, loin des cris, ils discutent calmement de ce que le régime appelle la « Solution finale de la question juive ».

La réunion est présidée par Reinhard Heydrich, chef des services de sécurité allemands, cumulant l’autorité sur la police politique et les services de renseignement.
À ses côtés, Adolf Eichmann, technocrate méthodique, est chargé de la logistique des déportations.
Autour de la table : des dignitaires SS, mais aussi des hauts fonctionnaires civils, preuve que le génocide engage tout l’appareil d’État, et non une faction isolée.

Le langage employé est euphémisé, froid, administratif.
On parle d’« évacuation vers l’Est », de « traitement approprié », jamais explicitement de meurtre.
Mais le sens est clair : les Juifs d’Europe doivent disparaître, définitivement.

Ce choix lexical n’est pas un détail.
Il révèle une volonté centrale du nazisme : transformer l’extermination en procédure, acceptable pour des juristes, des comptables, des préfets.
Wannsee ne décide pas du génocide il l’organise, le coordonne, le rend irréversible.

Un génocide déjà engagé, désormais industrialisé

Contrairement à certaines idées reçues, le meurtre de masse a commencé avant Wannsee.
Dès 1939, en Pologne occupée, les Juifs sont enfermés dans des ghettos, affamés, décimés par les maladies.
À partir de juin 1941, lors de l’invasion de l’URSS, la violence change d’échelle : les Einsatzgruppen assassinent systématiquement les Juifs à l’arrière du front.
C’est la Shoah par balles.

Mais cette méthode pose un problème au régime nazi : elle est visible, psychologiquement lourde pour les exécutants et difficile à généraliser à l’Europe de l’Ouest.
Le pouvoir cherche alors une solution plus discrète, plus rapide, plus « efficace ».

Le recours au gaz déjà expérimenté lors de l’euthanasie forcée des personnes handicapées s’impose.
À partir de 1942, le meurtre devient industriel : convois ferroviaires, camps d’extermination, chambres à gaz, crématoires.

Wannsee sert de charnière : elle coordonne les administrations, tranche les conflits de compétence, place la SS au sommet de la chaîne décisionnelle.
Désormais, chaque ministère doit coopérer. Le génocide devient une politique publique.

Il ne s’agit plus de persécuter, ni même d’expulser, mais de faire disparaître un peuple entier, selon des méthodes rationnelles, planifiées, mesurables.

La « question juive » : une construction idéologique européenne

Pour comprendre Wannsee, il faut remonter bien avant Hitler.
La « question juive » apparaît dans les débats européens dès le XIXᵉ siècle, à la suite de l’émancipation des Juifs provoquée par la Révolution française.

À l’origine, la question est juridique et politique : comment intégrer une minorité religieuse à la nation moderne ?
Mais très vite, sous l’influence de penseurs antisémites, elle devient un problème racial, puis biologique.

Au fil du siècle, l’antijudaïsme religieux se transforme en antisémitisme pseudo-scientifique.
Les Juifs ne sont plus perçus comme des croyants différents, mais comme une altérité irréductible, jugée incompatible avec l’État-nation.

Le nazisme hérite de cette tradition, qu’il radicalise.
Il rejette toute assimilation, toute conversion, toute intégration.
Être juif devient une condamnation définitive, transmise par le sang.

De 1933 à 1941, la politique nazie repose sur l’exclusion et l’émigration forcée.
Puis la guerre mondiale, l’échec des projets territoriaux (Madagascar), l’entrée en guerre des États-Unis et l’enlisement à l’Est conduisent à une bascule : l’élimination physique.

Wannsee n’est donc pas une aberration, mais l’aboutissement logique d’un long processus idéologique, administratif et politique.
Un processus où la haine devient norme, où l’État devient criminel, où la loi sert la barbarie.

La conférence de Wannsee révèle une vérité dérangeante : le génocide n’est pas seulement le fait de fanatiques, mais aussi de fonctionnaires zélés, d’hommes en costume, convaincus d’agir pour l’ordre et l’efficacité.

Le 20 janvier 1942, le crime devient administratif. Et c’est précisément cette banalité organisée qui fait de la Solution finale l’un des abîmes moraux les plus profonds de l’histoire européenne.

Tags: Adolf EichmannantisémitismeAuschwitz-Birkenaucamps d’exterminationconférence de Wannseedéportation des JuifsEinsatzgruppengazagegénocide des Juifsgénocide juifidéologie racialeIIIᵉ Reichnazismequestion juiveReinhard HeydrichShoahSolution finale

Continuer la lecture

La Bérézina : le jour où la France a refusé de mourirMémoire

La Bérézina : le jour où la France a refusé de mourir

26 Nov 2025
Wellington : le général qui a brisé NapoléonMémoire

Wellington : le général qui a brisé Napoléon

14 Déc 2025
15 décembre 1840 : Paris crie “Vive l’Empereur”Mémoire

15 décembre 1840 : Paris crie “Vive l’Empereur”

15 Déc 2025
La Reine martyreMémoire

La Reine martyre

16 Oct 2025
Article précédent

INTERVIEW : Condamné, cassé, rejugé : l’interminable affaire Olivier Pérès

Article Suivant

Api La Savate : le VRP de l’arnaque pyramidale enfin stoppé

Article Suivant

Api La Savate : le VRP de l’arnaque pyramidale enfin stoppé

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

En direct

13/02 à 14:03

Vie chère : GBH sort du silence après l’avis de l’Autorité

La vie chère aux Antilles reste un sujet explosif. Le 10 février 2026, l’Autorité de la conc...

13/02 à 13:00

Canala : attaquer les soignants, jusqu’où ira-t-on ?

Une fois de plus, des agents publics sont pris pour cible en Nouvelle-Calédonie.Cette fois, c’...

13/02 à 12:00

Puyi : l’enfant empereur sacrifié par l’Histoire

Le 13 février 1912, un empire millénaire s’effondre dans le fracas des révolutions.La Chine ...

13/02 à 11:00

Économie à genoux : encore une étude au lieu d’agir ?

La Nouvelle-Calédonie traverse l’une des crises les plus graves de son histoire récente.Penda...

13/02 à 10:00

Mineurs accros : la Commission s’attaque à TikTok

Deux heures, trois heures, parfois toute la nuit : pour des millions de jeunes Européens, TikTok...

13/02 à 08:35

4 milliards de dettes : le choc aux Îles

Après des semaines de tensions et un duel politique qui a fragilisé l’institution, l’assemb...

13/02 à 08:05

Accord Élysée-Oudinot : l’UNI assume et avance

Ce jeudi 12 février, l’Union nationale pour l’indépendance (UNI), qui regroupe le Palika, l...

13/02 à 07:15

Duel explosif à La Foa pour mars 2026

À La Foa, la bataille municipale est lancée.Entre continuité assumée et opposition dite « d...

13/02 à 05:32

Je me réveille, et 6 000 francs tombent pour la rentrée

On a allumé le journal.Et on a compris que la rentrée et les municipales allaient se disputer l...

12/02 à 18:49

Budget 2026 : la priorité, c’est la jeunesse

À la veille de la rentrée scolaire 2026, l’assemblée de la province Sud, réunie ce jeudi 12...

Logo La Depeche
L'actualité en continue
sur La Dépêche
logo ladepeche nc

RUBRIQUES

  • Au delà du récif
  • Economie
  • Le Débrief
  • Le Talk
  • Opinions
  • Politique
  • Société
  • Vidéos

Le réseau

  • OcéaneFM
  • Le JDD
  • La Dépêche de Nouméa
  • SudTV
  • La Factory

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

  • À votre avis ?
  • Accueil
  • BTM Radio
  • Contact
  • Le Flux
  • Mentions Légales
  • Météo
  • Politique de Confidentialité
  • Politique de cookies
  • Régie Pub

© 2025 - La Dépêche de Nouméa

CE PRéDATEUR QUI POURRAIT RAVAGER LES ABEILLES CALéDONIENNESAIDE AU LOGEMENT : FIN DU FLOU, LE CONGRèS REPREND LA MAININSTABILITé AU SOMMET : ERAMET SANCTIONNé PAR LA BOURSECONQUêTE SPATIALE : LA FRANçAISE SOPHIE ADENOT PRêTE à éCRIRE L’HISTOIREÀ PARIS, LA CALéDONIE AGRICOLE REPREND SA PLACE AU SIA 2026RENTRéE SCOLAIRE : LA CHECKLIST INDISPENSABLE DES FAMILLESSANTé : ET SI LA SOLUTION éTAIT DANS VOTRE ASSIETTE ?CRISE DES VOCATIONS : LES MAIRES AU BOUT DU ROULEAU

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

Gérer le consentement
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo

© 2025 - La Dépêche de Nouméa