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La première bulle financière de l’Histoire : la folie Law

La Dépêche de Nouméa par La Dépêche de Nouméa
17 octobre 2025
dans Mémoire
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5 minutes

La France croyait avoir trouvé le remède miracle à  la ruine de ses finances.  Mais le 17 octobre 1722, sur la place de l’Hôtel de Ville de Paris, les billets de John Law sont brûlés publiquement : le rêve du papier-monnaie tourne au désastre.

La France exsangue après Louis XIV : le terrain fertile de l’utopie financière

À la mort de Louis XIV, en 1715, la France est en faillite. Les guerres ont vidé les caisses, la dette publique explose, et le régent Philippe d’Orléans doit sauver un royaume à bout de souffle. C’est dans ce chaos que surgit John Law, un aventurier écossais au passé trouble, sorti de prison à Londres, mais auréolé d’une réputation de visionnaire économique.

Ce fils de la noblesse écossaise, passionné par la monnaie et les marchés, arrive à Paris porteur d’une idée révolutionnaire : remplacer l’or par du papier. Sa théorie repose sur un principe simple : si l’argent circule plus facilement, l’économie se relance. Convaincu, le régent lui accorde sa confiance. En 1716, Law fonde la Banque Générale, qui émet des billets de banque garantis par des dépôts d’or. L’année suivante, cette banque devient la Banque Royale, avec le sceau de l’État : un instrument de puissance publique.

Pour la première fois, la France remplace le métal par la promesse. Le pari est audacieux, presque moderne. Mais derrière le génie, se cache un danger : celui de la déconnexion entre valeur réelle et richesse fictive.

La folie du Mississippi : quand Paris découvre la spéculation

L’ingéniosité de John Law ne s’arrête pas là. En parallèle, il fonde la Compagnie du Mississippi, destinée à exploiter les richesses fabuleuses de la Louisiane française. Il convainc les créanciers du royaume d’échanger leurs dettes contre des actions de cette compagnie. L’opération semble miraculeuse : la dette s’allège, les investisseurs s’enrichissent, la confiance renaît.

Entre 1719 et 1720, Paris se transforme en casino financier. Les rues autour de la rue Quincampoix, où se négocient les actions, sont en effervescence. Des nobles aux artisans, tout le monde veut sa part du rêve américain. Les actions flambent, passant de 500 à plus de 10 000 livres. Le papier-monnaie circule comme jamais, la richesse semble accessible à tous.

Mais cette prospérité n’est qu’une bulle. Law, devenu contrôleur général des finances en 1720, encourage le crédit et la spéculation. Les billets sont imprimés sans limite, tandis que la valeur réelle — les mines, les récoltes, les métaux — ne suit pas. C’est l’emballement typique d’une économie déconnectée du réel, où la croyance remplace la prudence.

Le système Law préfigure déjà les dérives modernes de la finance : l’illusion d’une croissance infinie, la confusion entre monnaie et richesse, la tentation du profit immédiat.

Le 17 octobre 1722 : la France brûle son rêve économique

En 1720, la bulle éclate. Les détenteurs de billets réclament leur or. Mais la Banque Royale est à sec. Les coffres sont vides, les créanciers paniquent, et la France découvre brutalement que sa richesse n’est qu’un mirage. Des milliers de fortunes s’effondrent, des familles sont ruinées, les rues de Paris se remplissent de désespoir et de colère.

John Law, autrefois adulé, devient le symbole de la trahison financière. Poursuivi par la vindicte populaire, il fuit la France le 12 décembre 1720, déguisé en simple bourgeois. Le 17 octobre 1722, pour marquer la fin de cette humiliation nationale, les billets de banque de Law sont brûlés publiquement sur la place de l’Hôtel de Ville de Paris.

Cette scène marque la première faillite du papier-monnaie français — et la méfiance durable du pays envers toute forme de monnaie “virtuelle”. Il faudra plus d’un siècle avant que les Français ne redonnent leur confiance aux billets de banque.

Derrière l’échec de Law se cache une leçon d’une brûlante actualité : aucune nation ne peut bâtir sa puissance sur de la dette et de la spéculation. La prospérité ne naît pas du papier, mais du travail, de la production et de la discipline budgétaire — trois valeurs que la France, à force de croire aux miracles économiques, oublie trop souvent.

L’épisode John Law n’est pas qu’une curiosité historique. C’est une mise en garde contre la dérive des illusions financières, contre les promesses de croissance sans effort, contre la tentation de “faire de l’argent avec de l’argent”.

La France de 1722, ruinée après avoir cru à la magie du crédit, ressemble étrangement à celle des temps modernes : endettée, dépendante, séduite par les mirages de la planche à billets. La faillite de Law révèle une vérité intemporelle : un pays ne se redresse pas par la spéculation, mais par l’ordre, la rigueur et la souveraineté monétaire.

En brûlant ces billets, la France n’a pas seulement détruit du papier : elle a voulu expier une illusion. Celle que la prospérité pouvait venir d’ailleurs que du travail et de la maîtrise de ses finances.

Tags: bulle spéculativeCompagnie du MississippiDette publiquefaillite financièrehistoire économique de la FranceJohn LawLouis XIVLouisianemonnaiepapier-monnaiePhilippe d’Orléansrégence

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